Le Magnésium et l’Histoire

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MAGNESIA est une ville de Thessalie, dont les eaux salées avaient  des  vertus bienfaisantes et dont les qualités thérapeutiques furent  reconnues dès l’Antiquité.  Or, en 1808  Humphry Davy, un électro-chimiste britannique, prouve que les eaux de  cette ville étaient riches en carbonate…  d’ un élément qu’il isole et  auquel il donne  le nom  de « magnésium » … On  l’appelait  à cette époque « l’eau qui soigne tout ».

Son statut de « minéral essentiel » lui a été attribué en 1926 grâce aux travaux d’un chercheur Français, le Dr Jehan Leroy, après  des études sur des souris.

« En 1808 seulement, le minéral était isolé par un chimiste britannique, Sir Humphrey Davy. En1926, le docteur Jehan Leroy, un Français, prouvait, à partir d’expériences sur les souris, que le magnésium était essentiel pour les animaux. Sans magnésium, ces animaux ne pouvaient pas grandir. D’autres chercheurs montraient que les chiens et les rats qui manquaient de magnésium étaient victimes de tétanie. Finalement, peu avant la deuxième guerre mondiale, médecins et biochimistes s’accordaient pour reconnaître que les hommes avaient aussi besoin de magnésium pour conserver la santé. »

À CE PROPOS : dans les années 1990, un des chercheurs de la Société Internationale de Recherche sur le Mg après plusieurs années de travail a réussi à créer des souris  génétiquement déficitaires  en Mg. Il a soumis un lot de souris normales et par ailleurs un lot de souris génétiquement  carencées en Mg à des stimuli … ces dernières, ont réagi avec une agressivité manifeste.  Les souris carencées en Mg,  avaient un comportement spontané  très agité et agressif évident. Ce chercheur a prouvé scientifiquement, que les souris carencée en Mg, ont des réactions beaucoup plus violentes et agressives que celles du lot non carencé.

 Alors  que les bienfaits du magnésium sont vantés depuis l’Antiquité … la croyance populaire actuelle, veut que la spasmophilie (carence congénitale de Mg), la tétanie, ( due à l’épuisement des réserves biologiques, en particulier du magnésium et du potassium, à la suite  de chocs, surmenage, etc…)  donc, à savoir,  la carence en magnésium,  soit une « maladie moderne » !  Rien de moins  sûr !

La carence en magnésium existe donc depuis fort longtemps… mais les malaises dont elle est responsable,  n’étaient simplement pas diagnostiqués.  On parlait de  crise d’hystérie,  de mélancolie, de spleen, d’alanguissement, de nostalgie, voir d’états dépressifs, de prostration,  de neurasthénie, sans en comprendre ni en savoir la cause… Tout en constatant tout de même, que souvent, tel ou tel personnage, était devenu mélancolique ou dépressif  ou neurasthénique,  après  un gros surmenage , un revers de fortune,  un malheur ou  de  grosses contrariétés… ayant  plus ou moins conscience d’un rapport de cause à effet, sans en expliquer la raison, soit  épuisement des réserves biologiques.   soit carence génétique:  même,  très  jeune  un  enfant peut  être  mal dans sa peau….: mauvaise absorption, mauvaise utilisation du Mg, manque de transporteurs…).

Les exemples ne manquent pas dans l’Histoire  :

NB. Il ne s’agit pas là d’écrire une biographie d’hommes célèbres, mais de relever dans leur vie,  les évènements qui témoignent … que la carence en magnésium, qu’elle soit génétique ou de circonstance, n’est  probablement,  pas un fait aussi récent,  qu’on veut bien le dire.

 

ISAAC NEWTON  1642 / 1727

Commence déjà sa vie par une enfance malheureuse.  Orphelin d’un père qu’il n’a jamais connu, car décédé avant sa naissance, peu aimé d’une mère qui se remarie   et confie le jeune enfant à sa grand-mère pendant quelques années… Plus tard un amour contrarié, qu’il n’oubliera probablement pas, puisqu’il ne se mariera jamais!

On le décrit comme « un bourreau de travail », c’est-à-dire passionné mais en conséquence, surmené…

Dans les années 1692-1695, une succession de grosses contrariétés  surviennent : décès  sa mère, destruction de son laboratoire, le tout associé à un excès de travail … S’ensuit une  longue période dépressive avec état de prostration, voir de paranoïa  (dixit les historiens) … dont il eut du mal à se remettre …  Cet état et ces troubles furent  à juste titre et avec bon sens, mis sur le compte des évènements malheureux dont il  a été victime … mais évidemment sans en connaître l’étiologie, et sans en comprendre ni le pourquoi ni le comment, à savoir épuisement des réserves biologiques.

 

GEORG FREDERIC HAENDLE  1685 / 1759

Dans les années 1720, entre les caprices et les querelles  et les rivalités des chanteurs ( qui en venaient parfois aux mains) et les difficultés financières, les enchaînements  de luttes  et d’intrigues,  le montage parfois difficile des opéras, les voyages, bref,  le  rythme d’une vie agitée et  intense, il manque d’y laisser sa santé et  fait,  je cite les historiens : « ce que actuellement on  appellerait le burn out »…    Il aurait même faillit défénestrer une de ses divas, dans un mouvement de colère incontrôlée !    

> Or , il se trouve qu’une de mes patientes m’a  dit un jour, je cite: « depuis que je suis sous magnésium, je n’ai plus envie de jeter mon gendre par la fenêtre »! (sic)  Cf  site: article  » Quelques cas  exemplaires ».

En 1737   Haendel a une  première attaque puis une deuxième dont il se remettra bien, mais qui l’obligeront à ralentir son rythme de vie.

 

LOUIS XV  1710 / 1774

Les historiens affirment que  le roi LOUIS XV souffrait de crises d’angoisse et de périodes terriblement dépressives … que Mme de Pompadour s’efforçait  d’apaiser!

N’a-t-on jamais réfléchi, sur ce que ce petit enfant,  a pu éprouver quand il apprit qu’il devenait ROI DE FRANCE du haut de ses cinq ans ! Il est peu probable qu’il ait vécu ce destin dans  une sérénité totale et le cœur joyeux!  Peut-on imaginer des pleurs et des angoisses, la  nuit  seul, sur l’oreiller ?.

Ce qui me porte à faire cette réflexion ?  C’est que, dans les années 1960, le comte de Chambord, sans enfant, avait adopté son neveu, dès son plus jeune âge, pour en faire son héritier… Devant le poids d’une telle charge et une telle responsabilité, à  19 ans, l’enfant, lui,  s’est suicidé!

 

GEORGES JACQUES DANTON  1759 / 1794

Réputé  pour ses qualités de tribun, certes, mais aussi pour  l’énergie effrénée  qu’il dépensait dans la vie quotidienne, bourreau de travail, amateur de femmes … Débordement d’énergie qui épuisait ses réserves biologiques. Cela le menait à un  état dépressif tel, qu’il était   contraint, régulièrement,  d’ aller  se  reposer plusieurs semaines,  à la campagne,  pour se ressourcer et reconstituer ses réserves…  A cette époque les engrais artificiels qui détruisent les formes assimilables de magnésium n’existaient pas.

 

JOSEPH  MALLORD  WILLIAM  TURNER  (JMW)   1775  /  1829

La mère de Turner, Mary Marchall est d’un « tempérament neurasthénique » ce qui comme les « crises d’hystérie » fait penser à une spasmophilie… Cette déduction est confortée par  les évènements :  les historiens insistent sur le fait que cette « folie »,  pour laquelle elle est hospitalisée en milieu psy, survient après la perte de sa petite fille de cinq ans…. Ce malheur, sur un terrain déjà probablement carencé, entraîne un épuisement total , des réserves biologiques menant à la démence.

Turner, à la suite de ces malheureux  évènements,  est  envoyé chez un oncle, où il est choyé certes … Mais on est en droit de penser que l’état de sa mère, le décès de sa sœur,  ne peuvent pas  l’avoir laissé indifférent…

Il révèle malgré tout, ses qualités artistiques très précocement.

Peut-être conséquence  du mal vécu de cette situation de famille, difficile,  (bien qu’au total il n’est pas eu une enfance malheureuse)… il aura tout au long de sa vie, le comportement  plutôt « sauvage », bourru,  rustre, excentrique  de quelqu’un qui n’est bien dans sa peau. 

 Son père, est un inconditionnel  du talent de son fils. Il  habite chez lui. Ils sont très proches… Papa Turner est en quelque sorte son assistant, lui prépare ses peintures … et au décès de  celui-ci,  en 1829, William Turner sombre  dans de profondes crises de dépression !

Peu de temps après il se retire incognito, à Chelsea…. jusqu’à sa mort.

 

AUX SIECLES DERNIERS , devant une crise de tétanie typique, avec contractures des membres inférieurs et supérieurs et des mains, raidissement du cops, contracture des mâchoires et grincement des dents… on parlait de  «crise d’hystérie », alors qu’il s’agissait d’une crise de tétanie caractéristique! Certain(e)s furent enfermé(e)s chez les fous, pour cela !

 

JULIETTE DROUET   1806  /  1883

Julienne-Joséphine Gauvain n  ‘a jamais connu ses parents… Orpheline de mère, puis l’année suivante, orpheline de père quand elle est encore un bébé ! Des lors,  c’est l’instabilité permanente : elle est placée en nourrice avec son frère et ses deux sœurs, puis dans un couvent  … Enfin prise en charge par un oncle, René-Henri Drouet,  (dont elle prendra le nom pour sa carrière de comédienne).  Elle suit sa scolarité dans un  pensionnat, chez les  Chanoinesses de Saint Augustin, où il semblerait qu’on lui  ait mené la « vie plus que dure »… Bref une enfance difficile, pour ne pas dire malheureuse. On la dit hypocondriaque et fragile, on le saurait à moins!  N’y a-t-il y a de quoi épuiser ses réserves biologiques ?

Au décès  de sa fille Claire âgée de vingt ans ( enfant qu’elle a eu avec le sculpteur James Pradier), elle fait une profonde dépression. Elle n’aura même pas la force de suivre les obsèques de sa fille! Ce seront  Victor  Hugo et James Pradier qui mèneront le  cortège de la jeune enfant.

 

JACOB LUDWIG FELIX MENDELSSHON BERTHOLDI   1809  /  1847

Une enfance, une  jeunesse en famille, heureuses et aisées… Une carrière de prodige dès le plus jeune âge, parfaitement suivie et accompagnée… Une sœur ,Fanny,  qu’il adore… Elle est  aussi douée que Felix, mais, en tant que femme, elle  se voit renvoyée aux tâches « ménagères: enfants, cuisine, église » … Sacrifiant son propre talent,  elle se consacre  entièrement (en plus de sa vie d’épouse)  à la promotion de l’œuvre de son frère.

Mais,  en 1835, leur père meurt brutalement! Felix Mendelssohn tombe dans un état dépressif grave de plusieurs mois. Ce qui le sauvera, c’est la rencontre avec une jeune femme, Cécile Jeanrenaud, fille d’un pasteur protestant, qui par sa douceur et avec patience, lui permet de « recharger ses batteries » et lui redonne goût à la vie… Il l’épousera en 1837 et lui donnera cinq enfants.

Mais au milieu  de  ce  grand bonheur, survient le drame.  Fanny, sa sœur adorée,  meurt d’un accident vasculaire cérébral en 1847. Fou de chagrin, Félix suit sa sœur dans la tombe cinq mois plus tard, dans les mêmes circonstances.

 

ABRAHAM LINCOLN  1809 / 1865

Très jeune déjà, il perd le premier amour de sa vie, probablement décédée d’une maladie infectieuse. La deuxième jeune femme qu’il courtise,  lui refuse sa main… Finalement il épouse Mary Todd habituée à un  train de vie aisé,  et avec qui la vie de couple s’avère difficile dans la mesure où Mary, malgré l’adoration qu’elle a pour son époux, s’adapte mal à la relative pauvreté  à la quelle elle est contrainte de vivre. Ils ont tout de même quatre enfants… dont trois, vont mourir dans l’enfance…

Résumons nous : dépit amoureux, deuils de sa fiancée et de trois de ses enfants, vie de couple difficile…Si  on ajoute à cela, le surmenage, les responsabilités de sa charge, les pressions d’une vie politique active, les critiques auxquelles sont exposés les hommes publics … on comprend qu’il soit fait état  chez lui, de longues  périodes dépressives…

 

FREDERIC CHOPIN 1810 / 1849

Chopin, souffrait, c’est de notoriété publique, d’un problème pulmonaire.(Actuellement, les médecins  ont des raisons de croire,  qu’il s’agirait d’un mucoviscidose, plutôt que d’une tuberculose… bien qu’ils n’en n’aient aucune preuve formelle).

Mais, il est aussi  rapporté,  que Chopin était victime d états dépressifs  et des « crises » dont le caractère épileptique est fortement contesté pas les neurologues… car ces crises, n’auraient aucun des caractères de l’épilepsie (pourtant bien définis) et que Chopin n’aurait jamais eu  de traitement anti épileptique… Par contre, il est clairement fait mention de crises « type hystériques » …. ce seraient donc, comme dit au paragraphe précédent, cela est plus que probable, des crises de tétanie.

 

ROBERRT SCHUMANN  1810 / 1856

Il est décrit comme passionné de musique, mais aussi,  imprévisible et dépressif…

Sa sœur à 19 ans se suicide ! Son père est atteint d’une « maladie des nerfs »  ce qui comme la « crise d’hystérie » ne veut rien dire et peut très bien et très probablement,  correspondre à des cirses de tétanies non diagnostiquées. On peut logiquement penser à une carence en magnésium génétique.

Sur ce terrain fragilisé , les deux morts tragiques successives de sa sœur si jeune   et de son père, (dont les « crises nerveuses »- probables crises de tétanie – ont du l’impressionner et le marquer douloudeusement), n’ont pu qu’aggraver son état dépressif. 

Nouveaux deuils éprouvants.  Il perd en 1832, un de ses frères et sa belle-sœur…  Il tente de se suicider (l‘état suicidaire est une des manifestations caractéristique de la spasmophilie)… Et les troubles dits « mentaux »   qui se manifestent de plus en plus … pourraient bien être le stade extrême  d’une carence intense en magnésium.

Je n’affirme  rien… mais les diagnostiques sont suffisamment flous et imprécis pour que l’on puisse penser que Robert Schumann souffrait en fait, d’une spasmophilie grave et incomprise, pouvant mener à la « démence ».

 

ALFRED de MUSSET 1810 / 1857

Les historiens, le définissent comme ayant  une sensibilité maladive, un état dépressif… Certaines de ses œuvres traduisent une « douloureuse morbidité ». Il es coutumier de « crises de nerfs ». Sa dépendance à l’alcool, cette fuite en avant vers la débauche, sont la traduction d’un mal-être profond, et pourrait -on dire une forme de « boulimie », c’est-à-dire une recherche désespérée de ce dont on manque… à savoir,  de magnésium.

Chez Musset, les choses se compliquent d’une malformation cardiaque,  d’une syphilis tertiaire,  d’un alcoolisme avéré. Cette fièvre et ces hallucinations, à Venise, serait-ce  une  crise  de délirium?

 

GIUSEPPE FORTUNINO FRANCESCO VERDI   1813 / 1901

Verdi mérite d’une certaine façon, une place à part…

Très très brièvement : une bonne étoile veille sur son enfance et le début de sa vie familiale et de sa carrière.  Il bénéficie  d’un héritage ancestral : il y a eu des musiciens du côté de sa famille maternelle, cantatrice,  ténor, compositeur.

  Baistrocchi, maître d’école et organiste,  puis Antonio Barezzi, amateur de musique, joueront un rôle capital dans sa carrière musicale  … Verdi épouse la fille de Barezzi, un réel mariage d’amour dont naîtront une petite fille et un petit garçon, adorables… Une famille qui baigne dans le bonheur.

Le premier opéra de Verdi  « Oberto », sans être un triomphe, a un succès suffisant, pour que le Directeur de la Scala de Milan Bertollomeo Merelli lui en commande un deuxième, mais cette fois,  un opéra bouffe.

Or, entre temps, brutalement, tout s’écroule autour de lui ! Il perd, sa fille, sa femme, son fils en l’espace de quelques mois ! Il tombe dans une dépression profonde… Bien qu’il s’y soit engagé, il n’a guère le cœur  à écrire un opéra bouffe!  L’opéra est un échec cuisant! Ce qui l’enfonce encore plus dans sa déprime, il ne veut plus entendre parler de musique, il devient suicidaire.

Merelli a une profonde estime pour Verdi. Il  voudrait le remettre sur le rail.  Ses efforts sont vains. Mais, fortuitement, il rencontre Verdi dans la rue  et lui propose d’écrire un opéra sur le livret de «Nabuccco », qu’il avait  justement entre les mains. Malgré le refus catégorique de Verdi  « Je-n’écrirais-plus-jamais-d’opéra », Merelli sans se laisser impressionner, insiste  sans complaisance, enfonce le manuscrit dans la poche de son manteau, en lui intimant  « au moins lisez-le !».

De retour chez lui,  le regard de Verdi tombe sur quelques lignes du manuscrit qui font « tilt », car elles correspondent probablement  à son état d’âme. Des mots qui lui inspirent quelques notes…. les premières notes de son opéra «Nabucco». Ce sera un triomphe !

La « Prière  au Dieu de Judée », musique sublime! C’est la prière d’un père qui veut sauver la vie de son enfant menacé de mort… Comment ne pas penser que Verdi écrit là,  sa propre blessure ? Ce chant, n’est-t-il pas le chant de Verdi lui-même, père terriblement meurtri, qui s’exprime dans cette musique déchirante, écrite avec « ses tripes », son désespoir et sa douleur?

À travers les personnages du théâtre, il exprime, il exorcise, sa souffrance infinie. Sa musique est  un exutoire certain.

L’art-thérapie, prend ici tout son sens. Ce qui permettra de dire aux historiens que « Nabucco a sauvé Verdi »! Pour notre plus grand bonheur.

À mon humble avis, c’est la raison pour laquelle,  la musique de Verdi nous touche tant, elle est  tellement  vraie, si profondément vécue!  Quand on sait les circonstances dans lesquelles » Nabucco »  a été écrit, il me semble impossible d’écouter cet opéra en particulier  ni la musique e Verdi en général,  de la même oreille!

 

HENRI FANTIN LATOUR  1836 / 1904

Il parle lui-même,  de  « … sa pauvre et tourmentée existence, tout nerveux…toujours replié sur moi-même… toujours seul, toujours aspirant au bonheur, à la gloire, à l’art, jamais content, jamais satisfait… »

Il est mal dans  sa peau. On le dit timide,  d’une  sensibilité « à fleur de peau ».  Ces autoportraits le montre sombre et  ténébreux . Dans les années 1853- 1873,  il peint ses sœurs « disponibles et silencieuses »… il reste dans son  intimité,  son 3cocon familial » et ne veux pas en sortir.

Du fait d’une  pudeur excessive,  on pourrait dire maladive,  il  peint  les nues d’après des photographies, plutôt que des modèles qui posent.

Il est complètement bouleversé par le départ de ses sœurs et le décès de ses  parents.

La peinture  est son seul refuge. Il dira;  « L’art c’est la vie supportable«   et   « la peinture est mon seule plaisir…  » Il  ne supportera  la vie qu’à travers la peinture!

On peut donc conclure,  sans grand risque de se tromper, que, comme Monsieur Jourdain « faisait de la prose sans le savoir »,  Giuseppe Verdi et Henri  Fantin-Latour  ont fait de l’art thérapie sans le savoir.

 

GABRIEL FAURE  1845  /  1924

Gabriel Fauré a une enfance heureuse. Dès 9 ans il intègre l’Ecole Nerdermeyer de Paris et poursuit,  une carrière musicale brillante et sans histoires. Mais en 1874 , alors qu’il  est nommé titulaire des Grandes Orgues de l’église de la Madeleine, succédant  à Camille Saint-Saëns,   Mariane Viardot, à qui il était fiancé, rompt ses fiançailles!  Il en est très affecté… Il se dit lui même atteint de « spleen ». Pour chercher l’oubli, il part dans de nombreux voyages. Il  écrit alors, des mélodies pour voix et piano, avec une transcription pour violoncelle et piano d’une grande beauté, qui chante des amours inaccessibles dont on ne peut que rêver… Les historiens pensent à juste titre, qu’il a mis beaucoup de lui-même dans cette œuvre… on pourrait  parler  ici aussi, d’art-thérapie.

 

ACHILLE-CLAUDE DEBUSSY  1862  /  1918

Sans avoir eu une enfance malheureuse, il eut des moments difficiles dans  sa jeune vie. Une enfance ballotée, du fait des problèmes financiers du père, jusqu’à  ce que celui-ci trouve un travail stable à la Mairie du 1° arrondissement à Paris. Mais 1870… c’est la guerre… puis  la  Commune à laquelle Achille-Manuel son père prend part, ce qui  lui vaut procès,  emprisonnement,  commué en  privation des droits civiques… etc.

Tout cela ne  peut  que bouleverser et traumatiser un enfant sensible. Rien de  surprenant que les historiens décrivent Claude Debussy, comme un personnage plutôt renfermé( il n’y a qu’à regarder ses portraits pour s’en convaincre) avec des périodes dépressives et des mouvements de violence irrépressibles! On est en plein dans la carence en magnésium.

Là  encore la musique l’a probablement sauvé en faisant œuvre  d’art-thérapie. Grâce à sa grand’mère Clémentine, qui décèle très tôt ses dons musicaux et  grâce à une rencontre fortuite de son père, en prison, avec  Charles de Sivry, chef d’orchestre autodidacte (beau-frère de Verlaine),  dont la mère  alors très âgée,  était pianiste reconnue. Elle aurait été  ancienne élève de Fréderic Chopin.

Elle prend le jeune  surdoué,  sous sa coupe.

 

ALBERTO SANTOS DUMONT  1873 / 1932

Héros international,  adulé mondialement, Santos Dumont est un homme qui vole d’exploits en exploits, de créations en inventions , de constructions en compétitions… Il  ne s’épargne pas. On le dit hyperactif, surmené… dépressif.

Alors qu’il est au sommet de la gloire et adulé du monde entier, en 1910 sa « Demoiselle » s’écrase et bien qu’il ne s’en tire , par chance, qu’avec quelques contusions… totalement déprimé, il renonce à voler :  il vend son avion,  sa maison, son atelier, licencie son personnel. Il se retire dans un bled perdu,  où personne ne connait sa notoriété.  En pleine dépression, il se calfeutre dans sa maison et cherche refuge dans une  nouvelle passion « l’astronomie ».  Mais…sa lunette astronomique est de marque germanique ! Et nous sommes en 1914 !  Il est accusé d’espionnage ! Perquisitions : sa maison est mise sans dessus dessous….! De plus il est atteint d’une sclérose en plaque, ce qui n’arrange pas son moral… Dans un état de semi « démence’, il brûle tout, ses papiers , ses plans, ses notes, tous témoins de tant d’années de labeur et il retourne au Brésil.

En 1932c’est la guerre civile au Brésil.  Constatant avec désespérance que l’Avion , en quoi il avait mis toutes ses convictions r et sa foi, auquel il avait consacré un grande partie de  sa vie, cet avion, qu’il voulait être un progrès pour l’humanité,  servait  à bombarder les populations innocentes …il se suicide!

 

SERGUEÏ RACHMANINOV   (1873 / 1943)

Révèle ses dons musicaux dès l’âge de quatre ans ! Mais son père (aristocrate), malgré son côté charmant et affectueux, est terriblement dispendieux et mène sa famille à la ruine. S’ensuit une mésentente conjugale qui débouche sur un divorce. Le   jeune Serge vit très mal les   difficultés financières  et  le divorce de ses parents…  devient angoissé, inquiet, instable.

Il  vit donc avec son frère,  sa mère et sa grand–mère qu’il adore. Il entre au conservatoire de Saint  Petersburg à 9 ans  et prépare sérieusement  sa brillante carrière   musicale de virtuose et de compositeur.

A 20 ans il rencontre le succès entre autre,  avec son concerto pour piano n°1 et son trio n°2, à la mémoire de Tchaïkovski dont la disparition l’a beaucoup affecté.

Sa carrière de compositeur lui tient particulièrement à cœur. Or en 1897,  il offre au public sa première symphonie opus 13, dirigée par Glazounov… Malheureusement Glazounov arrive complètement ivre !

L’échec est retentissant. Rachmaninov croit alors sa carrière de compositeur très compromise. Il tombe dans une dépression profonde… Grâce aux soins attentionnés de sa grand-mère et à son médecin, neurologue et hypnotiseur, il finit par en sortir au bout de quatre  longues années  ! L’immense succès de son deuxième concerto pour piano (op18) lui redonne confiance en lui.

Par la suite,  il aura une vie familiale heureuse et un succès incontestable, dans sa vie de musicien.

 

WINSTON CHUIRCHILL   1874  /  1965

Après  le désastre des Dardanelles, W. Churchill  fit une profonde dépression , qui devint récurrente au long de sa vie.

 

GRAHAM GREENE   1904 / 1991

!

VIVIEN LEIGH  1913 / 1967

Dès l’âge de six ans, elle subit un gros choc affectif :  ses parents, qui résident en Inde, l’envoient  en pension  au couvent Roehampton  à Londres. Fille unique, elle vit très mal cette séparation. Elle aura dès lors, des périodes d’agressivité brutales, suivies de périodes dépressives (caractéristiques de la carence en mg) et qui n’iront qu’en s’aggravant, malgré une magnifique carrière professionnelle. Elle est suivie pour état maniaco-dépressif… La cerise sur le gâteau, elle fait deux fausses couches et elle contractera une tuberculose qui lui sera fatale!

 

ET A NOTRE EPOQUE, il est fortement regrettable que l’on ait laissé aller au désespoir,  Dalida ou Romy Schneider, Patrick Dewaere… ou que  Mickael Jackson ait été si mal pris en charge,  de même que Sarah Kane  plus récemment … etc.

 

 

FREDERICO FELLINI   1910 / 1993

Fellini avait de grosses périodes dépressives, qu’il traitait par des cures thermales.

Les historiens disent que dans  son film « HUIT ET DEMI  » ce metteur en scène quelque peu désemparé, indécis et doutant de lui, faisant une cure dans une station thermale, hé bien, c’est lui même!

Carence par surmenage, ou carence constitutionnelle,  ou  peut-être, les deux ….nous n’avons pas assez d’éléments pour le dire.

BORIS ELTSINE  1931  /  2007

Dépressif et alcoolique!

 

LOUIS MALLE   1932 / 1995  

Est décrit comme un hyperactif. et dépressif… Il a toujours été  mal dans sa peau, dès son enfance,  tendance à l’autodénigrement,  rebelle à son milieu social, il traîne avec lui une immense tristesse, qui se lit dans son regard :  il a un « regard battu » qui fait mal.. . Il avoue  d’ailleurs,  avoir des idées suicidaires.

 

MIRIAM MAKEBA  1932 / 2008

« Mama  Africa »  bien connue du monde musical et du monde politique,  fait une forte dépression à la suite du décès de sa fille,  unique,  Bongi, morte  en couches, en 1985, à l’âge de 34 ans. 

 

NINA SIMONE  (pseudonyme)  1933  /  2003

Son nom de famille : Eunice Kathleen Waymon (elle prit un pseudonyme pour que sa mère n’apprenne pas qu’elle jouait dans les piano-bars pour gagner sa vie).

Enfant surdouée, elle donne à 10 ans son premier concert de piano! Ces parents, pas peu fiers, s’installent au premier rang de la salle de concert… mais ils sont relégués au fond ce la salle, pour raison de « peau noire »! Humiliation intolérable et bouleversante pour cette petite fille, qui courageusement, du haut de ses dix ans, refuse de jouer, si ses parents ne reviennent pas au premier rang!

L’accumulation  de ces humiliations tout au ours de sa vie, associées à un  surmenage intensif, car ambitieuse,  elle travaille d’arrache pieds pour réussir  et payer  des études onéreuses…  cet  accumulation d’humiliations et de surmenage, finira par avoir raison de son équilibre biologique. On la dit « écorchée vive » et elle deviendra « bipolaire » avec des alternances de crises de colère et moments d’abattement… tous ces comportements, étant caractéristiques de l’épuisement des réserves biologiques de l’organisme et en particulier de magnésium.

 

 

Quant ‘à EDGAR DEGAS  1834 / 1917

L’exception qui confirme la règle! Né dans  famille aristocratique aisée, son père est  banquier… enfance dorée… Il affiche toute sa vie « un caractère difficile » … l’art-thérapie n’a sur lui aucun effet malgré la reconnaissance de son talent, le prix  confortable auquel se vendent ses toiles…  il devient de plus en plus morose, renfermé, agressif…

Ls choses empireront avec les problèmes financiers de la famille,  la mort de son père,  la cécité naissante etc…

Une remarque qui me semble pertinente et qui traduit son caractère dépressif profond… si l’on regarde bien ses toiles, ses petites danseuses … il n’a peint que leur souffrance!

Il avait-il une carence génétique en Mg? Cela est fort probable!

NB la liste n’est pas exhaustive !

                                                            POUR CONCLURE  :  

La carence en  magnésium,  nouvelle maladie ?

Si on s’en réfère à Edmond  Rostand… oserai-je dire ….  «  AH ! NON!… c’est un peu court jeune homme, on pourrait dire… Oh Dieu!… bien des choses  en somme……  » ( Cf le site :  « le-magnesium.org »    /  article « Les Carences »)

 

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